2017 - CYCLE DE CONFERENCES GSA 05 -
" SE SOIGNER : HIER, AUJOURD'HUI ET DEMAIN"

 

 

 

Affiche Le transhumanisme: posture ou imposture ?

 

 

#1 - LE TRANSHUMANISME : POSTURE OU IMPOSTURE ?

Avec Anne Laure BOCH, neurochirurgienne, Hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris

 2 MARS  de 18h à 20h dans l'amphithéâtre du Pôle Universitaire, Rue Bayard à Gap.  ENTRÉE LIBRE

On parle beaucoup aujourd’hui du transhumanisme, présenté par certains comme une avancée majeure qui va révolutionner l’homme et la nature tout entière. Les thuriféraires des NBIC (Nanotechnology, Biotechnology, artificial Intelligence, Cognitive science) parlent d’une rupture inouïe, aboutissant à la création d’humains augmentés et quasi immortels. Les organes usés par le vieillissement ou la maladie seront régénérés à l’infini par les nanotechnologies. Des neuroimplants décupleront les facultés mentales, en attendant la connexion directe du cerveau à l’ordinateur et la création d’une « pensée hybride ». La sélection d’embryons conçus par fécondation in vitro, implantés dans des utérus artificiels, voire clonés, permettra d’améliorer peu à peu l’espèce devenue surhumaine. Au bout de tous ces progrès, le grand rêve de l’humanité s’accomplira : ce sera « la mort de la mort ». Dans le même temps, les opposants s’effraient d’un projet qui menace à la fois la condition humaine individuelle et les équilibres collectifs, naturels et sociaux. Qu’en est-il réellement ? Le transhumanisme est-il une chance ou un danger ? Une possibilité tangible ou une imposture ? Avec lui, faut-il rêver ou cauchemarder, coopérer ou lutter ?

Bibliographie

 

 

 

Affiche Transhumanisme, et si mourir de vieillesse devenait un choix ?

#2 - TRANSHUMANISME : ET SI MOURIR DE VIEILLESSE DEVENAIT UN CHOIX ?

Avec Didier COEURNELLE, vice-président de l'AFT-Technoprog (Association Française Transhumaniste), co-président de Heales (Healthy Life Extension Society)

 30 MARS  de 18h à 20h dans l'amphithéâtre du Pôle Universitaire, Rue Bayard à Gap. ENTRÉE LIBRE

Aujourd'hui, la majorité des décès dans le monde sont dus aux maladies liées au vieillissement. Les progrès en cours en matière de santé permettent d’envisager à moyen terme (vingt ou trente ans) une vie en bonne santé beaucoup plus longue voire, un jour, sans limitation pour ceux qui le souhaitent. Ceci est envisageable notamment grâce :
• aux thérapies géniques, sachant que des espèces animales génétiquement fort proches ont des durées de vie fort différentes et que les progrès des mécanismes "d'édition" du génome sont très rapides (CRISPR CAS)
• aux nanotechnologies permettant d'envisager la création de produits et de machines thérapeutiques à l'échelle du milliardième de mètre
• aux recherches de nouveaux médicaments, par exemple la metformine et la rapamycine • aux progressions de l’intelligence artificielle utilisée dans les domaines de la santé (IBM Watson, deep learning médical).
La vie, quoi que nous pensions, n'est pas inséparable du vieillissement. La perception que le vieillissement est une affection à laquelle il est envisageable de mettre fin progresse particulièrement aux Etats-Unis et dans des sociétés privées, notamment Google (Google Calico) et Facebook (Chan - Zuckerberg Initiative).
Pour favoriser l'accessibilité rapide et sans discrimination selon les revenus, des recherches publiques peuvent être favorisées. Le droit à la vie et le droit à la santé est un droit humain fondamental.

 

 

 

Affiche Médecine et fin de vie

 

#3 - MÉDECINE ET FIN DE VIE

Avec Alain DERNIAUX , ancien responsable de l'Unité d'Activité Médicale (UAM) des soins palliatifs du Centre Hospitalier des Alpes du Sud

 27 AVRIL  de 18h à 20h dans l'amphithéâtre du Pôle Universitaire, Rue Bayard à Gap. ENTRÉE LIBRE

En 1986, le ministère de la santé publie la circulaire dite « Laroque », qualifiée d’acte de naissance des soins palliatifs en France. Cette circulaire définie les conditions dans lesquelles les professionnels de santé doivent accompagner et soigner les personnes qui abordent leur fin de vie.
De nombreux textes de lois ont été publiés depuis, dont le dernier en février 2016, créant de nouveaux droits pour les patients et de nouveaux devoirs pour les acteurs du soin. Pendant cette période, la France s’est dotée d’un certain nombre de structures pour soutenir cette évolution et diffuser cette culture d’accompagnement. La place du bénévolat a été largement marquée et inscrite dans la loi. Ce mouvement irréversible a changé en profondeur le mode d’approche des personnes atteintes d’une maladie grave, évolutive et potentiellement mortelle.
Le soin palliatif intègre, au-delà de la prise en charge du patient lui-même, l’accompagnement et le soutien des proches, de la famille et également le soutien des soignants eux-mêmes. Le soulagement de la douleur, des souffrances est devenu une obligation. L’obstination déraisonnable autrefois appelé acharnement thérapeutique est dorénavant interdit. La mise en pratique de cette philosophie de soin est loin d’être facile dans une société marquée par le développement de l’individualisme, de la judiciarisation et du temps court. Il faut que tout aille vite y compris le temps du mourir !

 

 

 

Affiche Qu'st-ce qu'un médicament aujourd'hui ?

#4 - QU'EST-CE QU'UN MÉDICAMENT AUJOURD'HUI ?

Avec Pascal MAIRE , Docteur ès sciences et praticien hospitalier - ADCAPT - Service Pharmaceutique

 4 MAI  de 18h à 20h dans l'amphithéâtre du Pôle Universitaire, Rue Bayard à Gap. ENTRÉE LIBRE

Un objet scientifique ? Un objet chargé ? Un objet marchand ? Un objet social total ? Un objet étrange. Ce sont ces cinq caractéristiques de l’objet médicament que nous nous proposons de présenter et de discuter durant cette conférence.

L’objet scientifique l’est à partir de notre expérience de modélisation du devenir du médicament considéré comme une machine dans le cadre de notre activité de modélisation dans l’UMR CNRS 5558 Biométrie et Biologie Evolutive. Les objets chargé et marchand sont construits à partir des expériences d’enseignement en sciences humaines et sociales à la Faculté de Médecine Lyon Sud – Université Claude Bernard ainsi qu’à partir de différents problèmes de société récents et récurrents (hormone de croissance, Vioxx, Médiator, essais cliniques, Dépakine,..). L’objet social total qui en résulte à partir de la pratique clinique aux Hospices Civils de Lyon, régulièrement confrontée aussi à l’effet placebo et à la suggestion. Nous sommes décidemment face à un objet étrange, entre science, marché et société.

 

 

Se soigner au 19ème siècle 

 

 

#5 - SE SOIGNER AU 19ÈME SIÈCLE

Avec Olivier FAURE, Professeur d'histoire contemporaine, Jean Moulin Lyon III Université

 28 SEPTEMBRE  de 18h à 20h dans l'amphithéâtre du Pôle Universitaire, Rue Bayard à Gap. ENTRÉE LIBRE

Contrairement à une idée répandue et tenace, nos ancêtres n’étaient ni indifférents à leur santé ni livrés aux seuls rebouteux ou « charlatans ». Dès le XIXème siècle apparaissent les problématiques actuelles concernant l’accès aux soins, la régulation des dépenses, la nécessité de la prévention.

Depuis deux siècles, les français et les autres ont pris l’habitude d’appeler le médecin, de consommer beaucoup de médicaments et de fréquenter de plus en plus l’hôpital. Tout comme nous, et à un moindre degré, malgré des différences géographiques et sociales fortes, ils appelaient de plus en plus largement le médecin, consommaient beaucoup de médicaments, fréquentaient plus volontiers les hôpitaux, mais négligeaient les conseils d’hygiène. Loin d’être le fruit d’une conversion forcée ou l’effet de progrès médicaux aux aspects pratiques limités, ce mouvement venait des tréfonds de la société. Il suscita le développement des professions de santé et des hôpitaux qui, à son tour, accéléra le mouvement. Peu à peu les déserts médicaux, l’exclusion des plus pauvres devinrent insupportables et suscitèrent les premières politiques de prise en charge de dépenses de santé. Sans être une réalité, le droit aux soins devenait un objectif. Néanmoins, tout ceci ne remit pas en cause l’exercice libéral de la médecine fondé sur le libre choix du malade et sur la rétribution à l’acte du praticien. La médecine était aussi un monde concurrentiel dans lequel la clientèle jouait le rôle d’arbitre et pas toujours au service de la santé publique. Bref, les réalités et les problèmes de notre système de santé naissent après 1945.

 

 

 

 

Affiche La médecine personnalisée : une révolution thérapeutique en cours ?

 

#6 - LA MÉDECINE PERSONNALISÉE : UNE RÉVOLUTION THÉRAPEUTIQUE EN COURS ?

Avec Marc BILLAUD, Directeur de recherche en biologie / cancérologie CNRS- Lyon

 19 OCTOBRE  de 18h à 20h dans l'amphithéâtre du Pôle Universitaire, Rue Bayard à Gap. ENTRÉE LIBRE

La médecine dite personnalisée se réfère à un ensemble de pratiques visant à proposer le traitement le plus adapté au patient en se fondant sur les caractéristiques moléculaires de sa maladie. La pathologie est ainsi définie par une série de profils moléculaires établis avec les techniques de cartographie à grande échelle des cellules du patient, dont le séquençage des gènes. La médecine personnalisée repose donc sur la notion selon laquelle les maladies doivent être comprises au niveau de leurs composantes moléculaires. Un autre concept associé est celui de ciblage thérapeutique. En effet, lorsqu’une altération moléculaire est identifiée, celle-ci peut faire l’objet de la conception d’un médicament qui viendra rétablir la fonction normale de la molécule défectueuse. Un des domaines d’élection de la médecine personnalisée est la cancérologie. Au cours des dix dernières années, les techniques moléculaires d’analyse des cancers et la conception de médicaments ciblés ont fait des progrès considérables et elles sont à l’origine de succès remarquables dans le traitement de certaines tumeurs malignes. Pour autant, de nombreuses questions se posent. Peut-on considérer que la médecine personnalisée est une discipline médicale à part entière ? Si oui, est-il possible de définir en quoi elle est spécifique et comment elle s’est constituée au cours de l’histoire de la médecine ? Est-elle porteuse d’une révolution thérapeutique comme l’affirment souvent les discours qui l’accompagnent ? Qu’en est-il de l’impact économique des thérapies ciblées sur notre système de santé ? Autant de questions qui feront l’objet de notre conférence.

 

 

   

 

Affiche Enjeux et promesses de la santé numérique

 

#7 - ENJEUX ET PROMESSES DE LA SANTÉ NUMÉRIQUE  

!..... conférence annulée .....!

Avec Pr. Marius FIESCHI, Professeur honoraire faculté de médecine de Marseille, Créateur de l'Open Health Institute

 16 NOVEMBRE  de 18h à 20h dans l'amphithéâtre du Pôle Universitaire, Rue Bayard à Gap. ENTRÉE LIBRE

Les évolutions de la pratique des soins, la nécessité du recueil d’informations, les circuits des informations indispensables aux soins, à la coordination, à la santé publique, à la recherche sont mal connus du grand public. Les citoyens ont vu évoluer les moyens disponibles avec l’arrivée des technologies, les possibilités de ces outils et leurs applications dans la vie de tous les jours. Ils se sont appropriés ces différents moyens de communication multimédia : Internet, Smartphones, tablettes, applications, … Mais l’enjeu est souvent réduit à sa dimension technique (objets connectés, big data,.. ) ou, pour la santé, à des services ponctuels non organisés et non intégrés dans le système de soins et de santé. Cette vision est insuffisante. Il s’agit de trouver une place à ces technologies dans une politique d’organisation des soins et de santé publique répondant à l’évolution de la situation concernant notamment l’accès aux soins, la coordination de la prise en charge, la sécurité sanitaire et le coût de la santé. Nous nous proposons d’illustrer les enjeux que sous-tend l’usage des technologies de l’information au travers de quelques exemples et de lancer la réflexion sur la place que les décideurs, les financeurs, les professionnels de santé et les patients souhaitent leur attribuer dans un système de santé rénové.

Nous vous informons de l'annulation de la conférence de ce jeudi 16 novembre suite à un empêchement du conférencier. Veuillez nous excuser pour ce désagrément.

   

 

 

 

Affiche Médecine, santé et sociétés aux derniers siècles du Moyen-Âge

#8 - MÉDECINE, SANTÉ ET SOCIÉTÉS AUX DERNIERS SIÈCLES DU MOYEN-ÂGE

Avec Marylin NICOUD, Professeure d'histoire médiévale - Université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

 7 DÉCEMBRE  de 18h à 20h dans l'amphithéâtre du Pôle Universitaire, Rue Bayard à Gap. ENTRÉE LIBRE

A partir du XIIe siècle, l’Occident latin connaît une renaissance, marquée notamment par l’accès à un nouveau savoir philosophique et médical, traduit de l’arabe et du grec. Ces connaissances, héritées de l’Antiquité et du monde arabo-islamique, connaissent un rapide succès et les ouvrages qui les diffusent fournissent le socle de l’enseignement médical proposé dans les premières universités au XIIIe siècle. S’y forment de nouveaux médecins diplômés dont les connaissances reposent sur un savoir théorique et sur ses applications pratiques. S’y développent une nouvelle appréhension de la nature de l’homme et de son environnement ainsi que des conceptions renouvelées ce qu’il faut entendre par santé et par maladies. Forts d’une utilité sociale revendiquée et souvent reconnue par les autorités publiques, ces praticiens issus de l’université ne sont toutefois pas les seuls à exercer le métier. Dans un marché de la santé compétitif, ils côtoient empiriques et charlatans qu’ils tentent avec plus ou moins de succès d’interdire, pour se réserver le monopole de la profession. Employée au service des villes, des princes, ou encore comme professeurs d’université, cette élite devient une figure familière des sociétés urbaines qui revendique avec force un rôle à la fois dans le domaine thérapeutique, mais aussi dans le champ de la conservation de la santé et de la prévention.